François Fillon mise sur le nucléaire – Actu climat

François Fillon mise sur le nucléaire

François Fillon mise sur le nucléaire

Un manque d’ambition pour réduire les émissions de CO2 françaises: En France, les émissions de carbone proviennent principalement du transport, puis de l’habitat et enfin de l’agriculture. Le candidat républicain dit viser une « ambitieuse stratégie de transfert d’usage du pétrole et du charbon vers des énergies décarbonées », mais concrètement, ses propositions sont au nombre de neuf en ce qui concerne l’électricité, qui est déjà à 90% décarbonée, contre quatre pour l’habitat et quatre autres pour la mobilité électrique. L’agriculture BIO et l’agroécologie, dont les sols sont de véritables puits de carbone, sont totalement absentes de son programme « environnement et transition énergétique ».


Le changement climatique est le terreau du terrorisme, constate un rapport d’experts

Le changement climatique est le terreau du terrorisme, constate un rapport d’experts

Le changement climatique est un des facteurs qui facilite le développement du terrorisme et du crime organisé, selon un rapport allemand publié ce jeudi. L’étude met notamment en avant la vulnérabilité des États qui se retrouvent incapables de pallier les conséquences des changements environnementaux pour leur population. Terrorisme et changement climatique ? Les deux n’ont apparemment rien à voir. Et pourtant, un rapport publié ce jeudi 20 avril par le think tank allemand Adelphi [1] est clair : « Le changement climatique ne crée pas les terroristes, mais il contribue à créer un environnement favorable à son développement ». Plus largement, le document, intitulé Insurrection, terrorisme et crime organisé face au réchauffement climatique, s’intéresse aux « organisations armées non étatiques ». Parmi elles, des groupes terroristes tels que l’État islamique, Boko Aram ou les talibans, mais aussi le crime organisé avec les mafias ou les réseaux internationaux de trafic de drogue. Malgré des objectifs et des modes d’action très divers, on peut trouver quelques points communs : l’usage de la violence — qui fait concurrence à celle de l’État — et la mise en place d’activités illégales comme source de revenus — trafic de drogue et d’êtres humains ou exploitation illégale des ressources naturelles par exemple. Même si le terrorisme ou la mafia ne datent pas d’hier, le rapport remarque d’abord que l’implication de ces groupes armés non étatiques dans les conflits est croissante. « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la nature des conflits a changé, passant d’une prédominance de conflits entre États à des guerres civiles ou à des conflits armés à l’intérieur des États », note-t-il. « On ne sait pas si les organisations armées non étatiques font de plus en plus de morts. Mais ce dont on est certain, c’est qu’elles sont de plus en plus nombreuses, et qu’elles sont de plus en plus impliquées dans les conflits dans le monde », explique à Reporterre Lukas Rüttinger, auteur du rapport et responsable de projet chez Adelphi.


Les enjeux climatiques, trop souvent oubliés dans la campagne électorale

Les enjeux climatiques, trop souvent oubliés dans la campagne électorale

Alors que l’objectif retenu par la Cop 21 est de contenir le réchauffement global à +2°C d’ici la fin du siècle en cours, aucun projet défendu au cours de cette campagne ne permet de placer la France sur un début de trajectoire permettant de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Moins de 18 mois après l’accord sur le climat adopté lors de la COP 21 à Paris, les débats qui se sont déroulés dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle n’ont guère évoqué les enjeux liés au réchauffement climatique des prochaines décennies. Pourtant, ces enjeux sont plus importants que jamais et la semaine qui nous sépare du premier tour risque de nous le rappeler de manière désagréable en France. Deux sujets focalisent l’attention des commentateurs en ce début de dernière semaine de la campagne électorale qui mène au premier tour de l’élection présidentielle. D’une part, les sondages ne permettent pas de dire quels seront les deux candidats qualifiés pour le second tour. Mais ils annoncent avec certitude que cela se jouera entre Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, ce qui ouvre la porte à six duels différents toujours possibles le 7 mai prochain. L’autre sujet concerne les attentes déçues des Français au regard de ce qu’ils connaissent des propositions formulées par les principaux candidats. Selon un sondage réalisé auprès de 1913 personnes par Harris Interactive et publié par le Figaro du 15 mars, 55% des personnes interrogées trouvent cette campagne « décevante », tandis que 11% seulement sont d’accord pour dire qu’elle est « tout à fait utile». Si 56% des personnes interrogées trouvent que cette campagne leur permet de « se faire une idée sur les candidats », ils ne sont plus que 38% à penser que la campagne menée par ces mêmes candidats les aide à se décider concernant celui pour lequel ils pourraient voter. Enfin, seulement 24% des personnes interrogées pensent que cette campagne aura permis de débattre des problèmes qui les préoccupent alors qu’ils sont 70% à exprimer un avis contraire. Le second tour de scrutin aura lieu 17 mois après la tenue de la conférence de Paris sur le climat. D’une façon générale, les enjeux climatiques ont été peu évoqués au cours de cette campagne. Quand ils le furent, ils étaient plutôt mal maîtrisés par la plupart des candidats. Alors que l’objectif planétaire retenu par la Cop 21 est de contenir le réchauffement global à +2°C d’ici la fin du siècle en cours, aucun projet défendu au cours de cette campagne pour les années 2017 à 2022 ne permet de placer la France sur un début de trajectoire permettant de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, conformément aux recommandations du Groupement International des experts pour le climat (GIEC). …


Des glaciers du nord-est du Groenland, dans une image diffusée par la Nasa le 15 décembre 2014

Groenland : Une inquiétante fissure apparaît subitement sur un glacier

La Nasa a découvert une très grosse faille qui s’est formée sur l’un des plus grands glaciers du Groenland. Un pan entier de ce dernier pourrait se détacher. Voici sans doute un nouveau signe très inquiétant sur l’importance du réchauffement climatique que subit la planète Terre sur ces dernières décennies. Des scientifiques de la Nasa participant à l’opération « IceBridge », qui permet d’étudier l’état de santé des glaciers, ont découvert qu’une énorme faille venait de se former sur l’un d’eux situé au Groenland. Les conséquences écologiques pourraient être catastrophiques sur le long terme. 2 fois la taille de Manhattan: Les inquiétudes de la communauté scientifique ont été relayées par le Washington Post. Tout est parti de Stef Lhermitte, un professeur de l’Université de technologie de Delft aux Pays-Bas, qui en observant des images satellites d’un des plus grands glaciers du Groenland remarque quelque chose d’anormal. Il prévient alors les scientifiques de la Nasa qui s’en vont survoler la zone. Ces derniers découvriront avec stupeur une fissure très importante traversant ce glacier baptisé Petermann. Cette dernière menace de rejoindre une autre faille et si tel était le cas, une « île » de glace qui pourrait mesurer le double de la superficie de Manhattan pourrait se détacher du glacier. Élévation du niveau de la mer: Si le détachement se produit, ce serait le troisième depuis l’année 2010 pendant laquelle un morceau de glacier deux fois plus grand que celui qui menace actuellement de se décrocher avait cédé à cause du réchauffement. Ces phénomènes, en plus de transformer profondément l’écosystème du glacier, ont également des conséquences à plus grande échelle. Selon le CNRS, la fonte de ces immenses blocs de glace provoque une hausse du niveau des mers et des océans. Ainsi, la fonte du Groenland pourrait faire augmenter le niveau global des eaux de 7 mètres minimum. …


Climat: une priorité glissée sous le tapis

Climat: une priorité glissée sous le tapis

La lutte contre le changement climatique n’est, en aucun cas, une priorité pour les candidats. Comme il est loin le temps de la COP 21. Ces derniers jours de 2015 où la classe politique, presque unanime, saluait l’issue positive du sommet Climat du Bourget. Bien sûr, la lutte contre le réchauffement climatique reste présente dans la plupart des programmes, mais souvent de façon anecdotique. SUPPRESSION DU CAPITALISME: Elle n’évoque pas le sujet, mais on peut aisément imaginer la réponse qu’apportera Nathalie Arthaud à la question climatique: «suppression du capitalisme». Une solution radicale que la championne de Lutte Ouvrière applique quasiment à tous les problèmes. Bien pratique d’avoir ainsi réponse à tout. Son voisin de lutte, Philippe Poutou, est à peu près sur la même ligne. Présenté par le Nouveau Parti Anticapitaliste, l’autre candidat trotskyste estime que «ce n’est pas dans les ministères qu’on sauvera le climat, mais dans la rue, dans les luttes, toutes et tous ensemble.» Ouais, ouais. DIABLE DANS LES DÉTAILS: Aux trotskos répondent les ‘réalos’. Benoît Hamon (PS), François Fillon (LR) et Emmanuel Macron (En Marche!) soutiennent la politique européenne Energie Climat et ses déclinaisons nationales. Ces trois candidats préconisent aussi –via des mécanismes divers- d’alourdir le coût de l’émission de gaz à effet de serre (taxe carbone, contribution Climat Energie, taxe sur le transport de fret). C’est évidemment dans les détails que le diable se niche. François Fillon laisse toutefois augurer que la taxation du carbone n’a de sens qu’au niveau mondial. …


Cette image Avant/Après montre la retraite du glacier Columbia en Alaska

Réchauffement climatique : Des images Avant/Après

Ces photographies ne sont pas retouchées. Les chercheurs ont simplement pris des photos des glaciers à 100 ans d’intervalle. On a les retraites des glaciers au Groenland et en Antarctique. Ces images très simples permettent de comprendre l’impact monstrueux du réchauffement climatique. C’est également l’occasion pour les (débiles profonds) esprits crédules qui refusent toujours de croire au changement climatique de changer d’avis. Ces photos sont également une manière de proposer des versions simplifiées des papiers publiés par les auteurs. En général, les papiers scientifiques sont inaccessibles par leur complexité à une grande partie du public. Ces photos illustrent les données qui ont été rapportées par les études. Et donc, ce ne sont pas de simples photos pour créer de l’émotion, mais des observations réelles des données analysées par les chercheurs. La plupart des chercheurs de ce papier sont des autorités dans le domaine du changement climatique. Richard Alley est l’auteur du livre The Two-Mile Time Machine et c’est l’un des premiers scientifiques à avoir obtenu les carottes de glace au Groenland et à avoir prouvé que ces carottes sont des bulles temporelles pour comprendre le climat du passé. Alley a également témoigné en 1999 sur le changement climatique avec l’initiative qui a été lancée par Al Gore, vice-président de l’époque. On a toujours l’image de ces glaciers qui s’effondrent, mais les glaciers sont des piliers importants dans la plupart des zones géographiques, car ils contribuent au circuit de l’eau. Les habitants et les animaux dans ces pays vont souffrir de la pénurie d’eau et d’autres pressions environnementales, car les glaciers continuent de fondre. On a également le niveau en augmentation de la mer et celui des rivières. Étant donné qu’une grande partie de la population mondiale vit sur les cotes, on va assister à un véritable exode dans les réfugiés climatiques sans oublier les inondations par le débordement des crues des rivières. …


Climat: un rapport de l'UE remet en cause les mécanismes de compensation carbone

Climat: un rapport de l’UE remet en cause les mécanismes de compensation carbone

Un rapport commandé par la Commission européenne dresse mercredi un bilan très critique des mécanismes qui, dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, permettent d’acheter des crédits carbone en finançant des projets dans les pays en développement. « Nous estimons que 85% des projets (…) de réduction d’émissions ont une faible probabilité » de remplir les critères exigés, indique le rapport. « Les mécanismes de développement propre ont encore des failles fondamentales » et « il est probable que la majorité des projets enregistrés dans le cadre des mécanismes de développement propre n’aboutiront pas à des réductions d’émissions additionnelles, mesurables et réelles », affirme également les auteurs du rapport. Les mécanismes de développement propre, créés dans le cadre du protocole de Kyoto, permettent de financer des projets de réduction d’émissions dans les pays en développement en échange de crédits de réduction d’émissions ou crédits carbone. L’ONG Transport et Environnement, basée à Bruxelles, a estimé mercredi que ce rapport devait conduire l’Union européenne à ne pas « compter exclusivement sur les crédits carbone » pour limiter les émissions du transport aérien. « Compter uniquement sur les crédits carbone pour s’attaquer à l’impact climatique du transport aérien n’est pas durable », a déclaré dans un communiqué Andrew Murphy de Transport et Environnement. « L’UE doit au minimum s’assurer que les plus mauvais projets de compensation carbone sont exclus du dispositif de l’OACI pour éviter le +greenwashing+ de l’industrie aérienne », a-t-il ajouté.


Au Canada, une rivière entière a disparu en l’espace de 4 jours…

Au Canada, une rivière entière a disparu en l’espace de 4 jours…

Ce phénomène, connu sous le nom de piratage des rivières (river piracy en anglais), se produit à l’endroit où le flux d’une rivière est capturé par une autre. Les données historiques suggèrent qu’il faut en général plusieurs milliers d’années pour que le processus se produise, mais dans ce cas précis, la rivière Slims (alimentée par le Glacier Kaskawulsh au Canada) a été capturée en seulement quatre jours. Un chercheur décrit cet événement comme « géologiquement instantané et… susceptible d’être permanent ». En effet, il s’agit du premier piratage de rivière connu de la période moderne et surtout le premier qui résulte directement du réchauffement climatique, comme l’ont expliqué les chercheurs dans l’étude parue le lundi 17 avril 2017 dans la revue Nature Geoscience. « Des géologues ont déjà constaté des piratages des rivières, mais personne à notre connaissance n’a documenté cela durant notre époque », explique le géoscientifique Dan Shugar, de l’Université de Washington Tacoma. « Les gens avaient examiné le bilan géologique – il y a des milliers ou des millions d’années en arrière – mais pas au 21ème siècle, lorsque pourtant, cela se produit sous notre nez », ajoute-t-il. Shugar et son équipe de chercheurs se sont rendus à la rivière Slims lors d’une expédition sur le terrain en août dernier. Mais lorsqu’ils sont arrivés sur place, ils ont constaté que la rivière, qui s’étendait auparavant sur environ 480 mètres de large, avait quasiment disparu. « Il n’y avait guère de flux de quoi que ce soit. C’était essentiellement un petit lac long et mince », explique Shugar. « L’eau avait de la peine à approcher (…) Et jours après jours, nous avons pu constater le niveau de l’eau baisser encore et encore », ajoute-t-il. Les jauges de la rivière indiquaient que les niveaux d’eau avaient fortement diminué entre le 26 et le 29 mai 2016. Afin d’examiner où toute cette eau était allée, l’équipe a passé au peigne fin toute la région en utilisant des drones ainsi qu’un hélicoptère, et c’est là qu’ils ont pu déterminer qu’il s’agissait bien d’un phénomène de piratage de rivière. …


La France doit réduire de 3% par an ses émissions de gaz à effet de serre.

Climat: la France mal engagée pour atteindre ses objectifs à long terme

Quatre ans après un premier audit, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) confirme l’insuffisance des moyens mis en œuvre par la France pour diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre. Cela ne pouvait pas plus mal tomber. Mercredi 19 avril, la ministre de l’environnement s’en est donné à cœur joie. Dans l’une de ses ultimes communications faites au gouvernement, Ségolène Royal s’est fait un devoir de dire tout le bien qu’elle pense de l’application de SA loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV). «Cette loi fixe l’objectif d’atteindre 40% de renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2030» (anticipant l’objectif du paquet Energie Climat 2030 européen); «la stratégie nationale bas carbone (SNBC) a été publiée en novembre 2015» (mais la programmation pluriannuelle de l’énergie -PPE- ne parle pas d’énergie nucléaire qui représente 40% de l’énergie primaire); lancement de 554 territoires à énergie positive; émission de 7 milliards d’obligations vertes. En résumé: «Ces résultats sont une force pour continuer à assumer un leadership sur l’application de l’Accord de Paris». OBJECTIFS DE PARIS: Est-ce si sûr? Et bien non. Quatre ans après une première étude, le CGEDD a évalué nos chances d’atteindre, précisément, nos ‘objectifs de Paris’. Dit autrement, la France est-elle capable de diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050? Rien n’est moins sûr. Certes, les auteurs reconnaissent que les temps sont désormais plus cléments qu’en début de mandat de François Hollande: entrée en vigueur de l’accord de Paris, stratégie européenne (toujours pas formellement adoptée par les 28), «y participent, ainsi que la LTECV et la SNBC». A cet éclaircissement du ciel réglementaire s’ajoutent les progrès de la technologie: diminution (non anticipée) du coût des énergies renouvelables et des moyens de stockage de l’énergie, notamment. …


Les actuels défis environnementaux peuvent-ils être la fin des démocraties ?

Les actuels défis environnementaux peuvent-ils être la fin des démocraties ?

En mars 2010, James Lovelock, célèbre environnementaliste britannique, déclarait au Guardian :« (…) even the best democracies agree that when a major war approaches, democracy must be put on hold for the time being. I have a feeling that climate change may be an issue as severe as a war. It may be necessary to put democracy on hold for a while. ». C’est à dire que « (…) même les meilleures démocraties admettent qu’à l’approche d’une guerre importante, la démocratie doit être suspendue provisoirement. Il me semble que le changement climatique est peut-être une chose aussi grave que la guerre. Il pourrait être nécessaire de suspendre la démocratie pour un certain temps. » Hein ? Quoi ? Le documentaire « Deux degrés avant la fin du monde » du groupe Data Gueule publié en 2015 explique plusieurs choses au sujet du réchauffement climatique. D’abord le fameux objectif de deux degrés d’augmentation entre les années 1850 et 2100 est fortement compromis puisqu’aujourd’hui, en moyenne, on enregistre déjà 1,15 degré de réchauffement depuis 1850, dont 60% s’étale sur les quarante dernières années. Ensuite, entre 1960 et 2013, la production mondiale de blé a diminué de 2 % et celle de maïs de 1,2%. La population mondiale, elle, a augmenté entre 1950 et 2015 de 191 %, passant de 2,5 milliards de personnes à 7,3 milliards. Enfin qui dit réchauffement dit montée des eaux, en effet la montée du thermomètre empêche peu à peu à l’Arctique de se reformer en hiver et le fait fondre en été, et le niveau des mers augmente. On enregistre ainsi une hausse moyenne de 1,7mm/an entre 1900 et 1993 et une hausse moyenne de 3,2 mm/an entre 1993 et 2010.


Climat: une rivière asséchée au Canada

Climat: une rivière asséchée au Canada

La fonte rapide d’un glacier provoqué par le changement climatique a modifié l’écoulement des eaux dans le territoire du Yukon, au nord-ouest du Canada, et provoqué l’assèchement d’une rivière, selon le scientifique Gerard Roe, co-auteur d’une étude sur le sujet. La rivière Slims tirait sa source du glacier Kaskawulsh, culminant à plus de 2000 mètres d’altitude près de la frontière avec l’Alaska, qui avait brutalement fondu en l’espace de quatre jours en mai 2016. Cette fonte accélérée a radicalement modifié le parcours des eaux qui alimentait le lac Kluane, avant de rejoindre le fleuve Yukon pour se jeter dans la mer de Béring après avoir traversé l’Alaska, selon une étude publiée dans Nature Geoscience. Les eaux du glacier alimentent désormais un autre cours d’eau, la rivière Kaskawulsh, puis le fleuve Alsek qui se jette dans l’océan Pacifique à quelque 1.300 kilomètres de sa destination initiale. Ce phénomène de capture est qualifié d’inédit par les scientifiques. C’est, selon eux, la première « rivière piratée » par la fonte d’un glacier, un phénomène qui prend habituellement plusieurs années.


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