Idées reçus sur les pesticides bios – Actu pesticides et OGMs

Des chimpanzés défigurés en Ouganda, les pesticides suspectés

Des chimpanzés défigurés en Ouganda, les pesticides suspectés

Certains chimpanzés du parc national de Kibale, en Ouganda, présentent d’étranges malformations de la face et des troubles de la reproduction. La primatologue Sabrina Krief et son équipe soupçonnent les pesticides utilisés alentour. « Certains chimpanzés semblaient avoir une face très aplatie, qu’on n’avait jamais vue ailleurs. En s’approchant davantage, on s’est rendu compte qu’il y avait vraiment un problème. Certains individus n’avaient pas de narines, d’autres carrément la face creuse ; une chimpanzé semblait avoir quelque chose qui ressemblait à un bec-de-lièvre. » Sabrina Krief, vétérinaire et professeure au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), étudie les chimpanzés du parc national de Kibale, en Ouganda, depuis une vingtaine d’années. Mais rien ne l’avait préparée à ce qu’elle allait découvrir dans le secteur de Sebitoli, au nord du parc : des malformations impressionnantes, sans doute liées à une exposition à des pesticides, ce qu’elle raconte dans un article publié dans Science of theTotal Environment le 24 avril.


La Commission européenne relance la procédure pour autoriser le glyphosate à long terme

La Commission européenne relance la procédure pour autoriser le glyphosate à long terme

La Commission européenne a décidé mardi de relancer la procédure visant à autoriser à long terme le glyphosate, substance herbicide très répandue dont la licence d’utilisation dans l’UE est contestée. Les commissaires européens ont donné leur accord pour « redémarrer les discussions avec les États membres sur un possible renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans », a indiqué une porte-parole de l’exécutif européen. L’utilisation du glyphosate est devenue de plus en plus controversée dans l’UE, après une campagne active des défenseurs de l’environnement. La Commission européenne n’avait pas réussi à convaincre les États membres de renouveler la licence de l’herbicide, qui arrivait à expiration à l’été 2016. Bruxelles avait alors décidé de la prolonger de 18 mois, dans l’attente d’un rapport de l’ECHA, l’agence européenne des produits chimiques. A la mi-mars, l’agence a écarté le risque cancérogène. « La Commission a pris en compte les dernières études scientifiques, en particulier la conclusion du Comité d’évaluation des risques de l’ECHA confirmant que la substance active ne devrait pas être classée comme cancérogène », explique l’institution dans un court communiqué. Chaque État membre garde le droit d’autoriser ou non l’utilisation de pesticides à base de glyphosate sur leur territoire, rappelle-t-elle par ailleurs. La décision portant sur la licence du glyphosate se prend au sein d’un comité technique regroupant des représentants des États membres.


Les Pigeons ont testé des thés: six sur huit contiennent des pesticides

Les Pigeons ont testé des thés: six sur huit contiennent des pesticides

Après l’eau, c’est la boisson la plus bue sur la planète. Chaque seconde, 15 000 tasses de thés sont consommées. Le thé aurait des vertus thérapeutiques, c’est un aliment santé. Et pourtant on oublie que cette boisson vertueuse n’est pas dépourvue de produits peu recommandables. En 2012, le magazine français 60 millions de Consommateurs avait mené l’enquête. Résultats : les thés étaient de qualité très variables. Certains sont irréprochables comme le Lipton yellow label et Lipton thé vert, les Darjeeling de Carrefour et de Twinings. D’autres contiennent des traces de métaux lourds, de pesticides : c’est le cas du thé vert nature de Cora et des thés verts de Twinings of London .


Pesticides bios : halte aux idées reçus

Pesticides bios : halte aux idées reçus

Dans Capital de mai 2017, le journaliste Erwan Seznec fait le point sur les pesticides bios. En voici un résumé, qui en dit long sur l’opération d’enfumage autour du bio. Les collectivités qui pratiquent le « zéro phyto » continuent à utiliser des pesticides bios, c’est-à-dire des pesticides « homologués en agriculture biologique » mais des pesticides quand même. Ces pesticides bios sont produits par les mêmes multinationales qui produisent les phytos traditionnels. Ces pesticides bios ne sont pas sans danger, à l’image de la roténone, finalement interdite par l’Union européenne en 2011, dont les études ont montré qu’elle favorisait la maladie de Parkinson. « Ce qui sépare les pesticides bios et conventionnels, le plus souvent, n’est pas le niveau de toxicité, mais la biodégradabilité », explique Erwan Seznec. C’est pourquoi « il faut appliquer ces traitements bios plus souvent ». Ainsi, « l’agriculture biologique représentait 5,7% des surfaces agricoles utiles à la fin 2016 mais plus de 15% des tonnages de pesticides épandus » ! Soyons clair, les pesticides bios ou pas bios sont des solutions efficaces quand elles sont homologuées et autorisées. Il n’y a pas à jeter l’opprobre sur tel ou tel. Et peut importe qui les fabrique !


Pesticides : ces riverains qu’on empoisonne

Pesticides : ces riverains qu’on empoisonne

Les habitants vivant près d’exploitations agricoles subissent les épandages de produits aux effets néfastes pour la santé. Que faire ? « À la belle saison, quand les machines démarrent, il faut vite rentrer à l’abri et nous barricader, mes deux filles, mon mari et moi. L’odeur est intenable ; il est impossible de jouer dehors, de manger dehors, de travailler dehors, de respirer. Mais le pire, c’est que nous ne pouvons pas rentrer les animaux que nous élevons. Et nous ne pouvons pas protéger les plantes, que nous cultivons sans le moindre produit toxique… pour ne pas empoisonner nos enfants ! » Ce témoignage est l’un de ceux que l’on peut lire sur le site Victimes des pesticides, mis en place par l’association Générations futures en avril 2016. Ce site, qui donne la parole aux professionnels et aux riverains victimes des épandages et inquiets pour leur santé, recueille déjà plusieurs centaines de contributions. Quelque 14 millions de Français vivent en zone rurale ; nombre d’entre eux à proximité immédiate d’exploitations agricoles. Et la cohabitation est parfois loin d’être sereine. L’ampleur réelle de leur exposition aux pesticides est encore méconnue. Mais l’on sait par ailleurs que ces produits ne sont pas sans effet sur la santé – à commencer par celle des agriculteurs : des maladies professionnelles ont été reliées à la manipulation d’herbicides, d’insecticides ou de fongicides (maladie de Parkinson, lymphome non hodgkinien…).


Les jardiniers de Caen raffolent des coccinelles

Les jardiniers de Caen raffolent des coccinelles

Remplaçant efficacement les pesticides dans la lutte contre les pucerons, les bêtes à bon dieu sont distribuées par la ville de Caen, et à partir du 13 mai, par la mairie de Paris. Sans attendre l’interdiction des pesticides dans les jardins privés en 2019, les Caennais s’arrachent tous les vendredis les coccinelles, mangeuses de pucerons, distribuées gratuitement par la municipalité. Une initiative datant de 1984 que la Ville de Paris lance à son tour samedi 13 mai. « Cette année ça n’arrête pas », résume Bertrand Forget l’agent municipal qui distribue tous les vendredi de 9h30 à 11h30 près de 200 boîtes d’œufs de coccinelles à un flux ininterrompu de jardiniers amateurs à la fibre plus ou moins écologiste. « Tous les ans on a des pucerons. Jusqu’à présent on traitait. Mais là avec l’interdiction des pesticides… On va voir si ça marche. Et puis pour les enfants c’est pédagogique », explique Lætitia Huré, assistante maternelle de 35 ans.


Se passer durablement des pesticides

Se passer durablement des pesticides

Qu’y a-t-il de pire que d’avaler un pesticide ? En consommer cinq à la fois ! C’est ce que les ONG Antidote Europe et Générations Futures indiquaient dès 2012, suite à la publication de leur étude portant sur » l’effet cocktail des pesticides. L’agriculture basée sur la lutte chimique contre les ravageurs et autres » mauvaises herbes expose les agriculteurs et in fine les consommateurs à des cocktails de substances particulièrement inquiétants, car ces dernières peuvent agir en synergie. Faut-il continuer à tolérer ces produits comme un » mal nécessaire ? Est-il possible de s’en passer ? La bonne nouvelle c’est qu’il existe des stratégies alternatives. Le succès du bio – La première solution réside de façon évidente dans le fait de manger des produits issus de l’agriculture biologique qui exclut l’usage de substances chimiques de synthèse et d’OGM. Le marché du bio a d’ailleurs connu ces dernières années une forte croissance ; il atteignait 24 milliards d’euros de chiffres d’affaires dans l’Union européenne en 2014 (dont 4,8 milliards pour la France). Soulignons qu’il concerne aujourd’hui presque 6 % de la zone agricole totale de l’UE. Le Danemark est le plus grand consommateur d’aliments bio au monde, qui représentent plus de 8 % de tous les aliments vendus dans ce pays.


Nous résumons pour vous l’information sur les pesticides, dont les néonicotinoïdes. Vous pouvez accéder à l’intégralité des articles en cliquant sur la photo ou le titre correspondant.
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