Monsanto accusé de violation des droits de l’Homme – Actu pesticides

L'entrée du siège de Monsanto, dans le Missouri, Etats-Unis.

Monsanto accusé de violation des droits de l’Homme

Le géant des pesticides Monsanto a rejeté les conclusions d’un tribunal informel qui l’a accusé mardi de violation des droits de l’Homme. Un tribunal citoyen informel de cinq juges professionnels a accusé mardi le géant américain Monsanto de violation des droits de l’Homme, d’impact négatif sur l’environnement ainsi que du crime d’«écocide». Monsanto, qui produit des semences génétiquement modifiées ainsi que des pesticides controversés, a déjà rejeté les conclusions de cette assemblée, «organisée avec un résultat prédéterminé». Monsanto accusé de violation des droits de l’Homme.Le géant des pesticides Monsanto a rejeté les conclusions d’un tribunal informel qui l’a accusé mardi de violation des droits de l’Homme. Un tribunal citoyen informel de cinq juges professionnels a accusé mardi le géant américain Monsanto de violation des droits de l’Homme, d’impact négatif sur l’environnement ainsi que du crime d’«écocide». Monsanto, qui produit des semences génétiquement modifiées ainsi que des pesticides controversés, a déjà rejeté les conclusions de cette assemblée, «organisée avec un résultat prédéterminé». Ce tribunal citoyen a rendu un avis consultatif destiné à alimenter les lois existantes, notamment via la création d’une jurisprudence au sein du droit international, après un événement de trois jours organisé en octobre à La Haye par des centaines de groupes citoyens. Chargés de répondre à six questions sur l’environnement, l’alimentation et la santé notamment, cinq juges professionnels internationaux avaient alors entendu une trentaine de témoins, dont des scientifiques, agriculteurs et apiculteurs. Le tribunal informel a estimé mardi que «les activités de Monsanto causent des dommages aux sols, à l’eau et de manière générale à l’environnement».


Entre 700.000 et 1.000.000 de hérissons meurent écrasés sur les routes chaque année.

70% des hérissons ont disparu en vingt ans en France

Urbanisation, utilisation de pesticides… L’espèce, protégée depuis 1981, se raréfie et pourrait disparaître d’ici 2050. VIDEO. Les hérissons sont en danger : on estime ainsi que 70% d’entre eux ont disparu en l’espace de vingt ans, selon un reportage de France 3 qui s’est rendu dans un refuge pour hérissons. Ecrasés sur les routes. Cette espèce, qui remonte à plus de 60 millions d’années, est protégée depuis 1981 mais pourrait disparaître d’ici 2050. Anne Burban a fondé le refuge « Le sanctuaire des hérissons » pour recueillir les blessés et leur prodiguer des soins. Entre 700.000 et 1.000.000 de hérissons meurent écrasés sur les routes chaque année. Pesticides. Outre l’urbanisation et l’expansion des réseaux routiers, le naturaliste Philippe Jourde estime que si les effectifs ont autant diminué en deux décennies, c’est aussi à cause des pesticides agricoles et de la transformation de l’habitat des hérissons. Alors si vous conduisez, n’hésitez pas à lever le pied si vous en voyez un traverser la route. Et comme le rappelle France 3, n’utilisez pas de phytosanitaire dans votre jardin ; il se chargera de vous débarrasser des limaces et des insectes.


Peu de pesticides dans la campagne présidentielle

Peu de pesticides dans la campagne présidentielle

Quelle place les candidats acccordent-ils dans leur programme à l’usage des intrants chimiques par l’agriculture ? Nous avons comparé leurs projets sur ce thème. Les pesticides constituent une sorte d’addiction pour l’agriculture française, qui en consomme toujours davantage. Chaque année, les pommes subissent 35 traitements en moyenne, les vignobles de Champagne près de 20, les pommes de terre 18. Riverains, médecins, toxicologues, apiculteurs, femmes enceintes, gourmets… nombre d’électeurs sont aujourd’hui mobilisés contre l’omniprésence de ces produits chimiques dans notre environnement. Ils viennent d’être rejoints par les 310 000 familles de la Fédération des conseils de parents d’élèves, lors de la Semaine pour les alternatives aux pesticides qui a eu lieu du 20 au 30 mars. Dans l’ensemble, les hommes politiques sont loin d’avoir pris la mesure de ce mouvement de fond qui traverse la société française. Deux candidats à la présidentielle en ont toutefois fait un axe fort de leur campagne : Benoît Hamon (PS) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).


Les salariés de la start-up Micropep développent des traitements personnalisés pour les plantes. - Micropep

La start-up toulousaine Micropep invente les herbicides bio

INNOVATION Forte de la découverte d’une molécule capable de contrôler le métabolisme des plantes, la société planche sur la mise au point de nouveaux bioherbicides… En finir avec les pesticides et les intrants chimiques pour aller vers une agriculture raisonnée et durable. C’est l’ambition de la start-up toulousaine Micropep Technologies qui développe une nouvelle génération de bioherbicides et de biostimulants respectueux de l’environnement. Molécule spécifique à une fonction: tout a commencé en 2012 quand Jean-Philippe Combier, l’un des trois fondateurs de la start-up, découvre dans le cadre de ses travaux de recherche au Laboratoire de recherche en sciences végétales (LRSV) des micropeptides naturels pour améliorer et contrôler le métabolisme des plantes. « Ces petites molécules ou protéines produites par les plantes peuvent moduler leur fonctionnement: leur germination, leur résistance aux maladies ou encore leur floraison », explique Thomas Laurent, l’un des co-fondateur de Micropep Technologies. L’intérêt de cette technologie naturelle, non OGM, est qu’elle permet de développer des « traitements personnalisés » pour les plantes, chaque micropeptide étant spécifique à une fonction et à une espèce donnée. Elle constitue ainsi une réelle alternative aux pesticides chimiques.


pommes

Alimentation : risques ‘modérés’ à cause des pesticides

84.341 prélèvements et un constat : non, les pesticides ne sont pas omniprésents dans notre alimentation, et dans l’immense majorité des cas, quand ils sont détectés, leur concentration reste en deçà des limites autorisées par la réglementation. C’est l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire qui dévoile ces données dans son rapport sanitaire, pour 2015. Comparés à 2014, ces chiffres sont en tout point identiques, ce qui est perçu comme rassurant par les autorités sanitaires. Pas d’augmentation donc, de la concentration en pesticides dans l’alimentation, mais pas de diminution non plus. 96,5 % des aliments pour bébés exempts de pesticides, ou seulement à l’état de traces. Pour être très précis, les analyses compilées par l’Agence, provenant des États membres de l’Union, ont révélé que 53,3 % des échantillons testés ne contenaient aucun des 774 pesticides recherchés. Les autres, qui, donc en contenaient, étaient dans 97 % des cas dans la norme ou en dessous. Rapporté à l’ensemble, cela signifie que des pesticides sont présents et dépassent les seuils autorisés dans 1,7 % des aliments (contre 1,6 % en 2014, une hausse qui n’est pas significative). Détail important : les aliments pour bébés et enfants testés sont dans l’immense majorité (96,5 %) des cas exempts de pesticides, ou dans les limites autorisées (traces), comme les industriels de l’agro-alimentaire s’y sont engagés, et conformément à la loi. Du côté du bio, le succès de la filière est au rendez-vous, puisque 99,3 % des échantillons testés par les pays membres de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire sont exempts de pesticides, ou dans les normes autorisées, c’est à dire là encore, des traces.


epandage pesticides

Appel à candidatures pour la composition d’un Conseil Scientifique spécifique, chargé du suivi des études « riverains de cultures, pesticides et santé »

Le présent appel à candidature s’adresse aux scientifiques et experts ayant une compétence et expérience sur les effets des pesticides sur la santé et intéressés par une contribution aux travaux mis en place par Santé publique France. Par cet appel, Santé publique France, Agence Nationale de Santé Publique souhaite constituer un conseil de scientifique indépendant dont les caractéristiques sont détaillées ci-dessous. Santé publique France va mettre en place deux études chez les riverains de culture, leur exposition aux pesticides et l’impact sur leur santé : une étude nationale sur le lien entre cancers de l’enfant et proximité de cultures, avec une collaboration entre Santé publique France et l’équipe de recherche Inserm-EPICEA qui pilote le programme Géocap. Cette étude s’appuiera sur les données du Registre national des cancers de l’enfant et sur un indicateur d’exposition aux cultures construit par Santé publique France. Cette étude sera financée par l’Anses dans le cadre de la phytopharmacovigilance ; sous réserve de faisabilité, une étude d’imprégnation multi-sites chez les riverains de cultures agricoles, couplée avec des mesures environnementales. Le cas échant, les résultats issus de ces études pourront être utilisés dans les travaux d’expertise menés par l’Anses dans le cadre de la phytopharmacovigilance. Le présent appel est destiné à recueillir les candidatures au niveau national et international en vue de la constitution du conseil scientifique indépendant qui assurera le suivi de ces deux études.


Yves Delcroix, de la chambre d'agriculture de Touraine, animera une déambulation en ville.

Quatre jours pour apprendre à vivre sans pesticides

La Ville propose, de mardi à vendredi, des animations pour permettre aux Jocondiens de découvrir des alternatives aux produits phytosanitaires. A Joué, le « zéro phyto » on connaît. Si les collectivités n’ont plus le droit d’utiliser des produits phytosanitaires dans les espaces verts depuis le début de l’année, les agents jocondiens le font plus depuis six ans. « Cette interdiction s’appliquera également aux particuliers en janvier 2019 », rappelle Monique Chevalier, adjointe au développement durable. Pour aider les habitants à s’adapter, la Ville propose une série d’actions gratuites, de mardi à vendredi, le temps d’une petite semaine « Ville durable : mon quotidien sans pesticides ». «  Toucher un maximum de publics  »: au programme : des ateliers, des conférences et des visites (lire ci-contre). « Le but est de toucher un maximum de publics différents : les néophytes, les jardiniers amateurs, les enfants, explique Mariana Peigné, directrice du service des espaces verts, et que chacun trouve un intérêt selon son profil. » Un atelier apprendra ainsi à utiliser des préparations naturelles ou à reconnaître les insectes bénéfiques aux plantes. Une déambulation permettra de faire le tour de la Ville, et de discuter avec les agents de la Ville « pour amener les Jocondiens à accepter les plantes sur le trottoir », dixit Alix Adam, chargée du développement durable,tandis que les habitués des jardins ouvriers et familiaux donneront leurs trucs et astuces aux visiteurs. Des animations que les services de la commune ont voulues concrètes. Ce que confirme Mariana Peigné : « On utilise les équipements de la Ville à notre disposition pour rendre dynamique et ludique une thématique qui peut faire peur ».


epandage pesticides

16 cas de cancer dans le quartier de Marie-Thérèse à Fernelmont: elle accuse les pesticides déversés sur les champs

Jacqueline et Marie-Thérèse sont toutes les deux atteintes d’un cancer. Et dans leur ville, elles ne sont pas les seules. Le nombre de cas leur parait d’ailleurs anormalement élevé et elles en ont parlé à Image à l’appui. Jacqueline et trois de ses voisins ont tous été touchés par le cancer. Pour elle, c’est l’agriculture intensive pratiquée sur 80% du territoire de la commune qui est responsable. Une agriculture grande consommatrice de pesticides. « Une petite jeune fille de 17 ans, juste à côté de chez moi, a fait un lymphome. Deux maisons plus loin, une jeune femme de trente ans, un cancer du sein, elle est décédée. Un autre monsieur du coin, cancer du poumon. Donc là j’ai commencé à me dire qu’il devait y avoir un problème quelque part », explique-t-elle. « Il y avait quand même neuf cancers sur douze maisons et ça c’est inquiétant ». Officiellement, on ne dénombrerait pas plus de cas de cancer à Fernelmont qu’ailleurs en Belgique, mais il y aurait par contre de très fortes concentrations dans certains quartiers. C’est ce qu’a pu constater Marie-Thérèse, elle-même victime d’un cancer du rein et du sein. « Dans le quartier nous avons recensé 16 cancers et parmi les personnes atteinte du cancer, il y en a sept qui sont décédées. Pour être plus précis, il y avait quand même neuf cancers sur douze maisons et ça c’est inquiétant », fait-elle remarquer.


proces mosanto

« Procès » de Monsanto : la France toujours accro aux pesticides

92% des cours d’eau sont pollués par les pesticides en France. La France agricole est accro aux pesticides. C’est le premier consommateur européen et son principal fournisseur, c’est Monsanto. Le géant américain de l’agro-chimie a d’ailleurs été poursuivi pour crime contre l’humanité et écocide par un tribunal international réuni à La Haye, en octobre dernier. Un procès purement symbolique, organisé par des militants écologistes. Les conclusions sont attendues ce mardi 18 avril 2017.


champ de tournesols

L’agriculture appelée aux urnes

A l’exception du Salon international de l’agriculture, passage obligé des politiques en campagne, le sujet agricole n’est pas de ceux qui ont fait l’actualité de ces derniers mois, bien qu’il figure en bonne place des programmes. Petit tour d’horizon. S’il est un sujet qui fédère les candidats, c’est celui des circuits courts: tous sont favorables au recours aux productions locales. Parfois dans un but écologique, d’autres fois dans le cadre d’un «patriotisme économique» (Marine Le Pen, ou encore Nicolas Dupont-Aignan), voire pour «couper les ailes aux vautours financiers» (Jacques Cheminade). Quant aux OGM, c’est la quasi-unanimité: il faut les interdire. Exception notable, François Fillon, qui, sans les nommer, propose de «relancer des programmes de recherche et d’innovation pour l’agriculture de demain, notamment ceux concernant les nouvelles biotechnologies et l’agriculture 3.0». Une agriculture «innovante» également prônée par Emmanuel Macron, qui ne mentionne pas les biotechnologies. Plus subtil, Nicolas Dupont-Aignan prévoit d’«interdire les OGM tels qu’ils sont créés jusqu’ici, mais sans s’opposer systématiquement aux avancées de la science». Une formulation qui pourrait laisser le champ libre aux nouvelles techniques d’obtention des plantes (NPBT), qualifiées par plusieurs associations de «nouveaux OGM». Pour Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, ces «OGM cachés» doivent au contraire se voir appliquer l’ensemble des règles en vigueur pour les OGM classiques.


Nous résumons pour vous l’information sur les pesticides, dont les néonicotinoïdes. Vous pouvez accéder à l’intégralité des articles en cliquant sur la photo ou le titre correspondant.
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