Perturbateurs endocriniens : nos enfants contaminés – Actu pesticides

Perturbateurs endocriniens : nos enfants contaminés

Perturbateurs endocriniens : nos enfants contaminés

60 Millions de consommateurs a mené une étude de très grande envergure sur des enfants en recherchant 254 perturbateurs endocriniens dans leurs cheveux. Bisphénol A, phtalates, pesticides… Un cocktail de plusieurs dizaines de perturbateurs endocriniens a été décelé dans l’organisme d’une cohorte d’enfants de 10 à 15 ans habitant en milieu urbain ou rural. Pour un même enfant, jusqu’à 54 contaminants différents ont été retrouvés et en moyenne 34 molécules. L’organisation de consommateurs demande que les pouvoirs publics nationaux et européens s’attaquent à ce risque sanitaire majeur.


Quand les insectes ravageurs passent au photomaton

Quand les insectes ravageurs passent au photomaton

C’est un appareil photo qui attire les pucerons, les mouches et les papillons nuisibles aux cultures en diffusant des phéromones. Ce sont des hormones qu’émettent les animaux pour communiquer entre eux. Les parasites sont attirés et viennent se coller sur une plaque gluante, qui est régulièrement photographiée. Le cliché est envoyé à l’agriculteur directement sur son téléphone portable. Les images sont à haute définition. La machine reconnait les insectes, un logiciel les compte et prévient s’il y en a peu ou beaucoup et s’il faut envisager un traitement chimique. Cela se fait déjà les pièges a insectes, mais c’est assez artisanal. C’est l’agriculteur qui vient régulièrement compter lui-même les parasites sur une plaque de glu. Dans les serres de tomates, ces plaques ont même des couleurs très spéciales ; chacune attire tel insectes. Dans les vergers de pommiers, on pratique aussi cette technique, mais à vue d’œil.


Il commercialise des insectes pour remplacer les pesticides

Il commercialise des insectes pour remplacer les pesticides

Quel a été votre cursus, avant de vous orienter vers cette commercialisation ? « Issu du milieu agricole, j’ai commencé ma scolarité à Saint-Jean-le-Vieux où résident mes parents. Après un bac scientifique, je me suis orienté vers un DUT de biologie, puis une licence en agronomie et enfin une école d’ingénieur en agronomie à Dijon (Côte-d’Or). Je me suis spécialisé dans la production des insectes auxiliaires qui permettent de lutter contre les ravageurs des plantes et des cultures. J’ai décidé de monter ma propre entreprise à Saint-Jean-le-Vieux et de me tourner vers la production et la commercialisation, dans le domaine biologique, pour la protection des plantes. » En quoi consiste votre métier ? « J’élève trois espèces de coccinelles pour lutter contre l’ensemble des pucerons des cultures, sur les plantes hautes (arbres et arbustes), sur les plantes basses (plantes potagères), mais également sur les plantes méditerranéennes (lauriers roses). En parallèle, je commercialise d’autres produits, appelés les nématodes qui permettent de lutter contre un large panel de ravageurs, insectes du sol, les vers des fruits en traitement automnal, ou encore les fourmilières. En 2019, il sera interdit d’utiliser les produits phytosanitaires. Actuellement, cette interdiction ne s’adresse qu’aux collectivités territoriales. C’est un marché qui s’ouvre, c’est pourquoi j’ai décidé d’y travailler dès maintenant. »


Puy-de-Dôme: c'est le moment de jeter vos pesticides!

Puy-de-Dôme: c’est le moment de jeter vos pesticides!

Jusqu’au 29 avril, les particuliers sont invités à déposer leurs produits phytosanitaires, entamés ou non utilisés, dans les déchetteries ou les jardineries partenaires de l’opération « zéro pesticide ». Depuis le 1er janvier dernier, la vente des produits phytosanitaires (herbicides, insecticides etc) n’est plus autorisée en libre-service dans les grandes surfaces. C’est le cas à la jardinerie Delbart de Thiers. Là-bas, ces produits, réputés dangereux pour la santé et l’environnement, sont tout simplement disposés dans une vitrine verrouillée. Une technique qui permet alors d’engager le dialogue avec les vendeurs de la jardinerie. « Cela nous permet davantage d’informer les clients, de les sensibiliser aux solutions alternatives, comme le paillage par exemple ou le désherbeur thermique » explique David Jourget le responsable de la jardinerie.


Des insectes cyborgs pour remplacer les abeilles ?

Des insectes cyborgs pour remplacer les abeilles ?

La disparition qui semble implacable des abeilles et autres insectes pollinisateurs met en danger notre alimentation, notre santé et notre économie. L’usage intensif des pesticides et néonicotinoïdes a contribué dans une large mesure à cette extinction. Face à ce phénomène, des chercheurs s’activent pour trouver des parades. Certains en viennent même à fabriquer des insectes cyborgs génétiquement modifiés pour polliniser nos cultures. Des chercheurs japonais du National Institute of Advanced Industrial Science (AIST) de Tsukuba avaient déjà réussi à fabriquer un drone miniature doté des mêmes facultés que des abeilles pour collecter et déposer le pollen des fleurs. C’est au tour maintenant des bioingénieurs de la startup Draper de développer, en partenariat avec l’université de Cambridge, un projet encore plus délirant : créer des libellules génétiquement modifiées, télécommandées comme des drones pour remplir leur tâche pollinisatrice.


Projet agro-écologique : le bilan quatre ans après

Projet agro-écologique : le bilan quatre ans après

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a réuni, le 19 avril, le Comité national d’orientation et de suivi du progrès agro-écologique pour la France. L’occasion de dresser le bilan du plan agro-écologique pour l’année 2016 et de faire un point sur les travaux du comité. « Différents signaux montrent que le projet prend corps sur le territoire et même au-delà dans les instances internationales », souligne le ministère dans son bilan. Ainsi, fin 2016, plus de 5.000 exploitants étaient engagés dans un des 340 Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE), qui visent à accélérer la mise en place de pratiques agroécologiques via des démarches collectives. Fin 2015, une centaine de GIEE étaient en action. L’année 2016 a également été marquée par le lancement des appels à projets « des 30.000 » qui visent à diffuser, dans plus de 30.000 exploitations, les enseignements tirés par les 3.000 fermes Dephy, qui innovent pour réduire l’usage des pesticides (plan Ecophyto 2). L’outil d’autodiagnostic agro-écologique, lancé fin 2015, est de plus en plus diffusé et utilisé, se félicite le ministère, « y compris dans des usages non prévus (cas des enseignants) ».


Pesticides, jardin bio : les habitudes des Français à la loupe

Pesticides, jardin bio : les habitudes des Français à la loupe

Ce n’est pas parce que l’on décide de cultiver son propre potager que l’on consomme forcément bio. Preuve en est avec ce sondage commandé par le site de bricolage ManoMano.fr et qui met en valeur les habitudes des jardiniers amateurs de France. À quelques jours de la journée mondiale de la terre, le 22 avril, les habitudes de jardinage des Français sont questionnées. Période propice à l’entretien des plantations, le printemps est la saison du retour des pots contenant des fleurs, des plantes, mais aussi des fruits et légumes. Si les petits coins de jardinage ont de plus en plus leur place sur les balcons, les terrasses et dans les jardins des Français, les récoltes made in home ne sont pas toujours obtenues par des biais naturels. Le site e-commerce de bricolage et jardinage ManoMano.fr a réalisé un sondage* pour révéler les comportements des Français concernant le jardinage et ils ne sont pas tous adeptes des potagers maison bio. Focus sur leurs habitudes.


Pesticides, PCB… des dizaines de perturbateurs endocriniens dans les cheveux d’enfants

Pesticides, PCB… des dizaines de perturbateurs endocriniens dans les cheveux d’enfants

Bisphénol A, phtalates, pesticides… Des traces de dizaines de perturbateurs endocriniens ont été retrouvés dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans, selon une étude publiée mercredi par 60 millions de consommateurs, qui appelle autorités et consommateurs à réagir. « Aux très hautes autorités d’arrêter de jouer les poules mouillées et d’imposer des règles. (…) Et rappelons que la meilleure pression vient des consommateurs, capables de refuser d’acheter des produits non vertueux », interpelle la rédactrice en chef du magazine Sylvie Metzelard dans son éditorial, évoquant les risques de ces substances pour le développement et la fertilité. L’association de consommateurs a fait analyser par un laboratoire indépendant une mèche de cheveux d’un panel de 43 enfants et adolescents de 10 à 15 ans, habitant « sur tout le territoire » français, tant en ville qu’en milieu rural, pour y rechercher 254 substances « répertoriées comme des perturbateurs endocriniens potentiels ou avérés ». Les résultats, publiés dans son magazine en kiosques ce jeudi, montrent que des polluants ont été détectés dans les cheveux de tous les jeunes participants: 23 à 54 molécules ont été retrouvées selon les enfants (34 en moyenne). Des résultats qui « suggèrent fortement » que les petits Français sont « tous contaminés », s’alarme le magazine.


Les perturbateurs endocriniens, responsables méconnus de maladies professionnelles

Les perturbateurs endocriniens, responsables méconnus de maladies professionnelles

Ils peuvent être partout. Dans l’alimentation, les cosmétiques, les pesticides, les matières plastiques. Les perturbateurs endocriniens atteignent la santé de tous, mais surtout des personnes qui travaillent en contact avec. Si les perturbateurs endocriniens ébranlent les clients des produits qui en contiennent, les risques sont encore plus élevés pour ceux qui les produisent ou les utilisent au quotidien: agriculteurs, coiffeurs, agents de nettoyage, ouvriers de production d’objets ou d’emballages plastifiés, personnels de l’industrie pharmaceutique… A force de les manipuler, ils sont contaminés par voie cutanée ou respiratoire en inhalant les poussières. Stérilité et cancers: Or les perturbateurs endocriniens sont des agents chimiques qui jouent sur les hormones. En les attaquant, ils ont le pouvoir de bloquer ou de modifier leur action. Ils sont donc à l’origine de problèmes de fertilité ou de développement de cancers. Ils sont présents dans les produits que nous consommons depuis des décennies.


L’alimentation européenne dopée aux résidus de pesticides !

L’alimentation européenne dopée aux résidus de pesticides !

Selon le bilan annuel de l’Efsa, 97,2% des aliments analysés en Europe en 2015 se situent en dessous des limites maximales de résidus définies pour les pesticides. Mais presque tous les produits contiennent plusieurs résidus. Ce rapport de l’Efsa est basé sur l’analyse des données provenant de 84.341 échantillons, issus des programmes nationaux de contrôle de chaque pays membres de l’Union Européenne (UE), de l’Islande et de la Norvège. 774 résidus de pesticides différents ont été recherchés. Selon les résultats de l’agence sanitaire européenne, sur l’ensemble des échantillons analysés, 53,3% ne contiennent pas de résidus de pesticides quantifiables. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’aucun résidu n’a été détecté. A côté, si 43,9 % des échantillons contiennent des résidus quantifiés, les valeurs sont inférieures aux limites légales. Seulement 2,8% des produits analysés dépassent donc les limites légales de résidus. « Ces chiffres sont similaires à ceux de 2014 », se félicite l’Efsa, avec 97,1% de taux de conformité l’année précédente. Les dépassements sont nettement plus importants pour les produits importés de pays tiers. 5,6 % des échantillons sont au-dessus des limites légales dans ce cas, contre 1,7 % pour les produits européens.


Lutte aux pesticides

Lutte aux pesticides

Enjeu social: le pesticide le plus utilisé au monde. « J’ai travaillé sur le potentiel des bandes riveraines végétalisées à filtrer la pollution de source agricole et, plus spécifiquement, j’ai étudié le glyphosate, qui est l’ingrédient actif de l’herbicide le plus vendu au Québec et dans le monde, le Round-Up de la multinationale Monsanto, explique Louise Hénault-Éthier. En soi, cette substance constitue un enjeu de société gigantesque.» Typiquement, les agences de réglementation classent le glyphosate parmi les pesticides les moins toxiques, les moins persistants dans l’environnement, ceux qui ont le moins de chance d’être lessivés vers les cours d’eau et, éventuellement, de contaminer l’environnement et l’eau potable, dit la diplômée. «En réalité, on le retrouve dans toutes nos sources d’eau, il est persistant et peut-être plus toxique que ce qui est reconnu.» Il existe une controverse autour de la toxicité de ce produit, affirme la chercheuse. Il y aurait eu des irrégularités dans les études de toxicité menées pour le compte des industriels qui le mettent en marché et les agences réglementaires qui l’ont homologué seraient soumises à des influences indues.


Pesticides chez Triskalia: les députés européens réclament une enquête

Pesticides chez Triskalia: les députés européens réclament une enquête

La commission des pétitions du Parlement européen va demander à la Commission européenne d’ouvrir une enquête sur l’utilisation des pesticides dans la coopérative bretonne Triskalia, dont plusieurs salariés ont été victimes de leur exposition à ces produits, ont annoncé mardi plusieurs associations de soutien. Quatre ex-salariés du groupe agroalimentaire Triskalia et la veuve d’un autre salarié ont été entendus mardi à Bruxelles par la commission des pétitions pour examiner leur demande d’enquêter sur la responsabilité de l’État français dans le préjudice qu’ils ont subi. Ils reprochent à la France d’avoir manqué à son obligation d’appliquer et de faire respecter plusieurs directives européennes relatives à l’usage des pesticides. «Depuis 2009, certains d’entre nous se battent pour faire reconnaître par l’employeur et par la Mutualité sociale agricole (MSA) (…) la réalité de notre maladie qui a entraîné, selon les cas, une incapacité totale ou partielle de travail, voire des décès», écrivent les ex-salariés dans leur pétition. «Il est aujourd’hui avéré que nous avons été exposés de manière répétée et durable à des produits chimiques dangereux, la plupart du temps sans information préalable par l’employeur, sans protection adéquate», ajoutent-ils. «L’absence d’information (…) pose la question du contrôle par les autorités françaises compétentes des activités ayant trait à l’utilisation de pesticides (…) Dans ce cadre, il est probable que les faits vécus par nous engagent la responsabilité de l’État», poursuivent-ils.


Nous résumons pour vous l’information sur les pesticides, dont les néonicotinoïdes. Vous pouvez accéder à l’intégralité des articles en cliquant sur la photo ou le titre correspondant.
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